Nina Nicola Schipoff


Is anybody out there? Communication sans cerveau au-delà de ma perception

Installation, tapis roulant, terre, lampe horticole LED, composition sonore immersive à partir d’enregistrements d’ondes électromagnétiques et de l’activité interne des plantes, enregistrement sonore de la lecture performé Briefly Me, 2026

L'installation de Nina Schipoff réunit des enregistrements d'ondes électromagnétiques, de l'activité interne des plantes, de la terre, une lampe horticole LED, un tapis roulant en mouvement lent et la pièce sonore Briefly Me. Elle propose un espace d'écoute incarnée, où le corps devient un instrument de perception. Le tapis roulant introduit un mouvement continu sans destination, tandis que des phénomènes habituellement imperceptibles sont rendus audibles. Des réseaux invisibles traversent organismes, technologies et environnements. Que signifierait intégrer véritablement ce que nous ne pouvons pas entendre?


Quel souvenir de l'avenir gardez-vous de votre passage à l'EDHEA?

La première chose qui me vient à l'esprit est la gratitude. Le sentiment d'avoir eu une chance incroyable de faire partie de ce Master. Un trésor qui a dépassé mes attentes, mes espoirs les plus secrets.
Ce que je retiens de ces deux années, c'est avant tout la curiosité, l'ouverture d'esprit, la diversité, les possibles, la liberté. Le privilège d'apprendre à travers des perspectives différentes, auprès de mes professeur·es comme de mes camarades; de sortir de ma zone de confort; de confronter mes idées aux autres, et de les laisser être questionnées.
J'ai appris à écouter, vraiment écouter; à affiner mon regard, à être précise, à simplifier la complexité; à défendre mes idées tout en continuant à les interroger, à m’interroger moi-même. J’ai appris à chercher, puis à chercher encore; à accepter de ne pas savoir, à ressentir douloureusement l'incertitude, tout en prenant le temps nécessaire avant d'accepter une réponse. J'ai commencé à écrire. J'ai appris à davantage me faire confiance, en tant qu'artiste comme en tant que personne, et à me sentir un peu plus légitime.
Mais ce dont je me souviendrai le plus, c'est de l'expérience humaine. Des personnes merveilleuses, de la proximité, de la cohésion, de la générosité et de l'amour. J'ai ressenti l’engagement de professeur·es personnellement investi·es et exigeant·es, qui avaient confiance en mes capacités tout en restant profondément humain·es.
Et déjà, une forme de nostalgie s'installe: cette étrange sensation de perte, celle de perdre quelque chose avant même que cela ne soit terminé.

Nina Nicola Schipoff, Is anybody out there? Communication sans cerveau au-delà de ma perception
Photo: Yannick Abbruzzese  / EDHEA

Nina Nicola Schipoff, Is anybody out there? Communication sans cerveau au-delà de ma perception
Photo: Yannick Abbruzzese / EDHEA

Nina Nicola Schipoff, Is anybody out there? Communication sans cerveau au-delà de ma perception
Photo: Yannick Abbruzzese  / EDHEA

Nina Nicola Schipoff, Is anybody out there? Communication sans cerveau au-delà de ma perception
Photo: Yannick Abbruzzese / EDHEA

Nina Nicola Schipoff, Is anybody out there? Communication sans cerveau au-delà de ma perception
Photo: Yannick Abbruzzese  / EDHEA

Nina Nicola Schipoff, Is anybody out there? Communication sans cerveau au-delà de ma perception
Photo: Yannick Abbruzzese / EDHEA