Communiqués de presse

Jean-Paul Felley est le curateur de la section suisse de la 14e BAM.

6 décembre 2019

La Biennale des Arts Médiatiques (Bienal de Artes Mediales) de Santiago du Chili présente dès le 28 novembre l’exposition Los límites della Tierra. Le directeur de l’EDHEA – Ecole de design et haute école d’art du Valais – y a invité cinq artistes contemporains suisses de renom.

Sous l’intitulé Los límites della Tierra, la section suisse de la Biennale mettra en valeur l’image en mouvement, qui se déploie dans le champ de l’art en Suisse depuis plus de quarante ans. Jean-Paul Felley a choisi de présenter une sélection d’oeuvres ayant toutes un lien direct avec notre planète.

Iroojrilik, de Julian Charrière, nous fait voyager dans les îles Marshall. La beauté naturelle de ces plages micronésiennes, patrimoine mondial de l’UNESCO, contraste avec les vestiges et cicatrices des tests nucléaires opérés entre 1946 et 1958. (NB Iroojrilik est le nom de l’un des principaux dieux de la cosmologie micronésienne, celui de l’occident et de la reproduction)

Dans Naturales Historiae de Pauline Julier, la menace émane de la nature elle-même. Comment la population de Naples appréhende-t-elle un possible réveil du Vésuve, alors que les autorités ne prévoient aucun plan d’évacuation? En s’en remettant par exemple à la protection de San Gennaro, chargé de calmer la fureur volcan.

Plus au Nord, dans l’archipel norvégien des Lofoten, Ursula Biemann a réalisé le film Acoustic Ocean, qui montre une scientifique tentant de saisir la signature sonore de l’écosystème et sa réaction au changement climatique. Grâce à une batterie de capteurs, elle enregistre les vocalises des baleines et autres petits animaux marins qui vont chercher des espaces de survie toujours plus en profondeur.

Silvie Defraoui, qui créait dès les années 1970 des vidéos avec son mari Chérif, propose à Santiago du Chili une installation nommée La Rivière. Celle-ci comporte une vidéo d’un cours d’eau se remplissant de poissons colorés, d’un son d’eau et de papiers sur lesquels sont inscrites des phrases laissées à la libre interprétation du public.

Enfin Roman Signer donne à voir cinq projections vidéo qui relatent des actions réalisées entre 2008 et 2016. Souvent, ces « petits événements », comme il aime à les définir, prêtent à sourire à première vue avant de laisser entrevoir une profonde mélancolie.

La Biennale, qui a commencé au mois de septembre, se poursuivra jusqu’au 26 janvier 2020. Avec pour intitulé général El Cuarto Mundo, inspiré d’une sculpture de l'artiste chilien Carlos Ortúzar, elle invite à une réflexion sur le Quart Monde et plus spécifiquement sur la relation entre les humains et l’écosystème. Le programme prévoit d’exposer successivement les oeuvres d’une soixantaine d’artistes, répartis dans vingt sites de la ville. Il propose également des conférences, des concerts et diverses autres activités. Les oeuvres des artistes suisses seront présentées dans la section Los limites de la Tierra dès le 28 novembre.
Voir le site de la BIennale des Arts Médiatiques

Los limites de la Tierra
Museo de Arte contemporaneo, Ismael Valdés Vergara 506, Santiago du Chili
du 28 novembre 2019 au 26 janvier 2020
vernissage: jeudi 28 novembre 2019

Annexes:


Dancewalk – Ultra Valais: une traversée géopoéthique par Foofwa d’Imobilité

18 septembre 2019

A l’occasion du 70ème anniversaire de l’EDHEA (école de design et haute école d’art du Valais), son directeur Jean-Paul Felley invite Foofwa d’Imobilité à réaliser une performance inédite : une traversée dansée du Valais en 10 jours, du 27 septembre au 6 octobre prochains. Au départ du Glacier du Rhône, la Dancewalk – Ultra Valais couvrira plus de 200 kilomètres, au cours desquels Foofwa d’Imobilité sera accompagné de danseurs•euses, de personnalités artistiques valaisannes, d’étudiant•e•s, et de toute personne désirant se joindre au joyeux cortège.

De nombreuses Dancewalks ont déjà été organisées à l’intérieur et au-delà des frontières suisses, depuis 2015, notamment en France, au Burkina Faso, en Afrique du Sud, en Iran, en Russie ou en Chine. Ce rendez-vous valaisan sera exceptionnel en raison de son ampleur et de sa résonance pour l’EDHEA, qui ouvre un nouveau chapitre de son histoire avec ses 70 printemps. Ce faisant, l’école met en évidence son désir d’ouverture vers d’autres disciplines. Toute la population du canton sera invitée à y participer, soit en dansant soit en marchant. L’EDHEA veut s’adresser tout particulièrement à ses élèves et étudiant•e•s, aux écoles de danse, aux écoles primaires, aux amoureux•ses de la culture, mais également à tous·tes les curieux·ses susceptibles de se laisser surprendre par l’enthousiasme communicatif de Foofwa d’Imobilité, lauréat du Prix Suisse de Danse et de Chorégraphie (2006).

Selon le chorégraphe, "la Dancewalk c’est l’enfant hybride de la danse et de la marche. C’est penser la danse en multiples heures et kilomètres. C’est une longue inscription chorégraphique traversant l’espace et le temps. C’est une danse géographique d’endurance." Tout aussi intense en émotions qu’impertinente, la Dancewalk insuffle un puissant sentiment de liberté, qui nous invitera cette fois à porter un autre regard sur le canton du Valais, devenu pour l’occasion terre universelle. La Dancewalk – Ultra Valais se destine à tous les publics sans aucune discrimination. Par son immédiateté et sa spontanéité, elle offrira à chacun•e la possibilité d’entrer dans le mouvement, ou dans la danse, le temps de quelques foulées ou plus... La Dancewalk – Ultra Valais sera une ode à la vie et à la légèreté, mais aussi une invitation à repenser notre rapport au monde et à l’environnement.

La Dancewalk - Ultra Valais sera donc inaugurée le vendredi 27 septembre, une date qui coïncide notamment avec les Grèves du climat (les 27 et 28 septembre). Au départ du Glacier du Rhône, Foofwa d’Imobilité évoquera le sujet sérieux de la fonte prématurée des glaciers, en s’inspirant de danses traditionnelles du Tibet, aujourd’hui disparues. Lui et sa petite troupe déclameront à la manière de mantras des mots et expressions en français et haut-valaisan, en lien avec la nature ou les espèces en voie de disparition. Ce jour-là, les danseuses et danseurs parcourront 25 kilomètres, pour rallier Reckingen, portant avec eux une pierre ramassée sur leur passage. Tout au long des 200 kilomètres parcourus en 10 jours, les participant•e•s feront escale dans de nombreux lieux emblématiques du canton. Parmi lesquels, la Zeughaus Kultur de Brigue, le Théâtre du Crochetan, le Musée d’art du Valais, ou encore la Foire du Valais. Un Facebook Live diffusé sur le compte de la Compagnie Neopost Foofwa permettra de suivre à distance l'ensemble des étapes de ce périple.

L’intégralité de la Dancewalk – Ultra Valais sera accompagnée d’interventions sonores conçues en live par Christophe Fellay, responsable de l’Unité ‘Son’ à l’EDHEA. Tandis que Jérôme Leuba, responsable de l’unité ‘Vidéo’, interviendra le mardi 1er octobre pour la création d’une sculpture vivante dans les rues de Sierre. Les dancewalkeurs et dancewalkeuses vous conduiront à quelques dégustations organisées notamment par l’Interprofession de la Vigne et du Vin du Valais, le 3 octobre. Parmi nos invité•e•s, citons notamment Daniel Rausis qui donnera une conférence au TLH-Sierre, durant la soirée du 1er octobre. Le journaliste et écrivain a par ailleurs été l’instigateur de l’ensemble des événements du 4 octobre, dont une pause l’après-midi à la Belle Usine de Fully, ou un apéritif offert par les Distilleries Morand. L’écrivain Jérôme Meizoz sera, lui aussi, notre complice pour des lectures d'extraits de Terrains vagues à la Gravière du Rosel, à l’Usine Moderna de Vernayaz et à la décharge automobile de Dorénaz, le samedi 5 octobre. Enfin, le dimanche 6 octobre, les participant•e•s se retrouveront au Bouveret afin de déposer leur pierre près de l’embouchure du Rhône, comme point d’orgue à cette incroyable aventure.


Le talent des diplômé·e·s 2019 de l’EDHEA en Bachelor et en Master a été récompensé par des prix généreux et des résidences hors du commun.

1er juillet 2019

Vendredi 28 juin, au TLH-Sierre, l’école de design et haute école d’art du Valais remettait un Bachelor ou un Master à dix-huit étudiant·e·s arrivé·e·s en fin de formation. Cette année, ces dernier·ère·s ont eu la grande chance de pouvoir postuler à des résidences d’artistes, dont une se trouve en Australie. D’autre part, huit prix ont distingué des travaux remarqués pour leur qualité.



Des jeunes gens provenant de pays très divers, réunis par l’envie de développer leur créativité et leur pratique artistique, étaient rassemblés vendredi à Sierre pour recevoir un diplôme. Onze d’entre eux arrivaient au terme de leur formation de Bachelor en arts visuels. Il s’agissait de Nadia Baumann, Benito Funaro, Célia Gravit, Susana Iglesias, Valentin Merle, Murat Mevlana Temel, Mélanie Meystre, Rebecca Michelet, Benjamin Roh, Mélissa Rouvinet et Thibault Ziegler. Les sept autres achevaient le cursus de Master MAPS – Arts in Public Spheres : Carlos Costa Rubio, Husam Dana’h, Julien Girard, Laura Ige, Nyakallo Maleke, Ana Maria Rosero Vivas et Julie Trolliet-Gonzalez. Venus chercher un diplôme, certains sont repartis avec bien davantage.

L’EDHEA et ses partenaires offrent une résidence à six artistes fraîchement diplômé·e·s.

Un·e artiste nourrit sa pratique de son environnement et de son entourage. C’est pourquoi l’EDHEA a entrepris de proposer des résidences à ses étudiant·e·s arrivé·e·s au terme d’une formation Bachelor ou Master. Cette initiative, destinée à leur offrir des conditions propices au développement de leur talent, n’aurait pu se réaliser sans l’appui de partenariats étroits.
Tou·te·s les diplômé·e·s ont pu postuler pour une ou plusieurs résidences de leur choix. Vendredi 28 juin, à l’occasion de la remise des diplômes, le nom des heureux·ses lauréat·e·s a été dévoilé.

Nyakallo Maleke, diplômée Master MAPS originaire d’Afrique du Sud, est invitée à passer trois mois en Australie, à Sydney et en terre aborigène, grâce au soutien de la Fondation Opale. Elle pourra ainsi collaborer avec des représentants de l’art aborigène contemporain.

Laura Ige, diplômée Master MAPS originaire d’Argentine, puis le Genevois Valentin Merle, diplômé Bachelor, seront accueillis à la Tour-de-Peilz dans la Résidence d’artistes La Becque. Dans ce site inauguré en septembre 2018 vivent plusieurs artistes internationaux. Ils y disposent d’infrastructures idoines pour le travail individuel comme pour les échanges.

Laura Ige est également attendue à Monthey pendant deux mois, au Quartier culturel de Malévoz. Elle pourra travailler dans la Galerie du Laurier, loger sur place et profiter des échanges avec les autres acteurs culturels du lieu.

Julie Trolliet-Gonzalez, diplômé·e Master MAPS vivant dans le canton de Vaud, a été choisie pour une résidence de deux mois à Bruson, proposée par le PALP Festival et le Musée de Bagnes. Celle-ci comprend un espace de vie, ainsi qu’un atelier proches du village du PALP, laboratoire culturel et touristique qui se profile comme un centre d’innovation en région de montagne.

Enfin, un duo d’artistes diplômé en Master MAPS en 2018 a décroché la résidence Les Complices proposée par le Musée d’art du Valais. Il s’agit de la Vénézuélienne Veronica Casellas Jimenez et du Fribourgeois Vincent Locatelli. Le duo investira un atelier individuel dans l’enceinte du musée.

Huit nouveaux et nouvelles diplômé·e·s de l’EDHEA ont vu leur travail de fin d’études récompensé par un prix.

Vendredi 28 juin, l’EDHEA remettait un diplôme Bachelor ou Master à dix-huit jeunes artistes arrivé·e·s au terme de leur formation. Les travaux de diplôme sont présentés aux Halles Usego (Sierre) jusqu’au 7 juillet. Plusieurs d’entre eux ont valu à leur auteur de remporter un prix.

La Fondation BEA pour jeunes artistes, créée par Béatrice Deslarzes et Pierre Schaeffer, a distingué Rebecca Michelet (Bachelor), d’origine suisse et écossaise, pour sa performance Il y avait une piscine dans le fond du jardin et Mélanie Meystre (Bachelor) pour l’installation décor #1 (Du vert à l’encontre).

Le prix Excellence HES-SO a été remis par Yves Rey, vice-recteur de la HES-SO, à la Valaisanne Mélissa Rouvinet (Bachelor) pour l’installation Body Space Ground Play ainsi qu’à Nyakallo Maleke (Master), originaire d’Afrique du Sud, pour (« …to be given back distorted » : code switching duologues).

La Ville de Sierre, représentée par son vice-président Olivier Salamin, a récompensé Benito Funaro (Bachelor), vivant à Naters, pour les projections Il treno fantasma ainsi que la Colombienne Ana Maria Rosero Vivas (Master) pour knights in white satin – Frome here to eternity.

Enfin deux étudiant·e·s ont obtenu la possibilité de réaliser une sérigraphie à l’atelier Multiples éditions de l’EDHEA. Il s’agit du Sierrois Valentin Merle(Bachelor), qui expose actuellement Repeat, replace (Répéter, replacer) et du Chilien Carlos Costa Rubio (Master), qui présente Mooring. Fourth approach to the idea of traveling on the Rhône River.

L’EDHEA félicite chaleureusement les heureux lauréats ainsi que l’ensemble des diplômés Bachelor et Master de cette année. Elle formule ses meilleurs voeux de satisfaction et d’épanouissement pour la poursuite de leur pratique artistique.



Horaires d'ouverture de l'exposition de travaux de diplômes
Vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juillet de 14h à 18h
Visite guidée : dimanche 7 juillet à 15h
Entrée libre


Vendredi 28 juin, l’EDHEA met à l’honneur ses diplômés Bachelor et Master.

28 juin 2019

Dix-huit jeunes artistes s’apprêtent à voir leurs efforts récompensés et leur talent reconnu. Ils recevront vendredi, à l’occasion d’une cérémonie officielle et festive, un diplôme en arts visuels de l’EDHEA, école de design et haute école d’art du Valais. À cette même date, ils inaugureront également une exposition de leurs travaux à découvrir jusqu’au 7 juillet aux Halles Usego à Sierre.

La filière Arts visuels de l’EDHEA propose deux formations. D’une part, un Bachelor en arts visuels qui, durant trois années, invite les étudiant•e•s à mener des recherches et des expérimentations à travers différentes disciplines artistiques selon les orientations de leur choix. D’autre part, un Master HES-SO qui a pour domaine d’approfondissement spécifique l’art dans la sphère publique (MAPS).

La cérémonie de remise des diplômes du 28 juin se déroulera au TLH (théâtre de Sierre) en présence d’Yves Rey, vice-recteur de la HES-SO, et d’Olivier Salamin, vice-président de la Ville de Sierre. Plusieurs prix récompenseront les diplômés les plus méritants : deux prix de la Fondation BEA pour jeunes artistes, d’un montant total de 5000 francs, deux prix d’excellence HES-SO, pour une somme identique, deux prix de la Ville de Sierre, d’un mon- tant total de 1000 francs, et finalement le prix de l’édition EDHEA, qui donne l’opportunité de réaliser une édition à l’atelier de sérigraphie de l’EDHEA.
Cette année – et c’est une première à l’EDHEA – des diplômés se verront également offrir une résidence d’artiste. Les candidats retenus pourront ainsi travailler en terre aborigène en Australie pendant trois mois grâce à un partenariat avec la Fondation Opale de Lens, à la Tour-de-Peilz pendant six semaines auprès des résidences La Becque, dans le Quartier culturel de Malévoz à Monthey pendant deux mois ou encore à Bruson dans le cadre d’une résidence de deux mois offerte par le PALP Festival et le Musée de Bagnes. Une résidence au Musée d’Art de Sion sera quant à elle remise à un duo d’alumni.
Au terme de la partie officielle, la soirée se poursuivra avec un rendez-vous festif et convivial, ouvert à tout un chacun. À cette occasion, le groupe suisse Duck Duck Grey Duck se produira en concert. Il sera suivi d’un DJ set de l’étudiante en Master Ana Maria Rosero.
La date du 28 juin marquera aussi l’ouverture de l’exposition des travaux de diplômes Bachelor et Master, dans les Halles Usego (Sierre), qui prolongera jusqu’au dimanche 7 juillet. L’entrée sera libre et les horaires peuvent d’ores et déjà être consultés sur le site www.edhea.ch.

L’EDHEA n’est pas seulement une haute école d’art ; elle est également une école d’arts appliqués. Au terme de cette année scolaire 2018/2019, 24 apprentis ont décroché le titre de Graphiste CFC ainsi qu’une maturité professionnelle en arts visuels et arts appliqués. Par ailleurs 21 élèves ont obtenu un titre de maturité professionnelle en arts visuels et arts appliqués post-CFC au terme d’une formation à plein temps d’une année. Enfin, 19 élèves ont réussi leur année propédeutique art & design qui les destine à entrer dans les HES de toute la Suisse, et 3 élèves ont obtenu leur maturité spécialisée en arts visuels.



L’EDHEA, école de design et haute école d’art du Valais, fait partie depuis janvier 2019 de la HES-SO Valais Wallis. Elle célèbre cette année son septantième anniversaire, qui aura pour point d’orgue l’organisation de la Dancewalk – Ultra Valais, à l’occasion de laquelle le chorégraphe genevois Foofwa d’Imobilité et ses danseuses traverseront le canton en dansant. Au fil des mois, elle organise de nombreux autres rendez-vous, comme le cycle de conférences Parole d’architecte à la Médiathèque Valais de Sion ou des projections de vidéo au CUBE au coeur du TLH.
www.edhea.ch


L’EDHEA invite Dan Perjovschi à réaliser une oeuvre temporaire à Sion.

2 mai 2019

Mercredi 1er mai, l’artiste roumain de renommée internationale Dan Perjovschi a dessiné sur le grand panneau d’affichage de la librairie Payot de Sion. Cette initiative de l’EDHEA vise à amener l’art contemporain au coeur du chef-lieu valaisan, à la rencontre de la population.

Il suffit de quelques traits de marker à Dan Perjovschi pour initier des réflexions profondes au sujet de notre société. Il ne dénonce pas, il met en lumière. Il ne donne pas de leçon de morale, mais il livre un regard impertinent, tranchant sur le monde dans lequel nous vivons. Pour cet artiste engagé politiquement et socialement, la simplicité du geste contraste avec la gravité des sujets.

Ses dessins interpellent désormais les passants de la rue des Creusets à Sion. L’initiative de cette intervention artistique revient à l’EDHEA – école de design et haute école d’art du Valais. À l’occasion de son septantième anniversaire, elle a reçu de la Librairie Payot un joli cadeau, celui de pouvoir disposer comme bon lui semble d’un espace d’affichage mesurant dix mètres de long sur plus de deux de haut.

Cet hiver, l’école y a installé une image conçue par l’atelier baldinger•vu-huu et annonçant sa nouvelle identité visuelle. À présent, elle profite de la venue en Suisse de Dan Perjovschi, qu’elle a appelé pour animer un workshop à l’attention des étudiant-e-s en arts visuels, pour lui confier la réalisation d’une oeuvre éphémère visible pendant près de deux mois. Cet espace d’exposition atypique sera ensuite investi par des travaux des élèves en graphisme de l’EDHEA.

Pour accompagner cette intervention, la bibliothèque de l’EDHEA a aménagé à l’Artothèque des Arsenaux plusieurs vitrines présentant les publications de l’artiste. À découvrir jusqu’au 15 juin.



Qui est Dan Perjovschi ?

Artiste roumain né en 1961 à Sibiu, Dan Perjovschi s’exprime sur des murs, des bâches ou encore des coupures de presse, qu’il noircit à l’aide de feutres et stylos. Ses dessins souvent empreints d’humour posent un regard tranchant sur le monde. Ils traduisent les préoccupations de l’artiste en ce qui concerne les inégalités sociales, le renversement des valeurs, le monde de l’art, l’actualité politique et la société en général. Dans chaque lieu qu’il investit, il réalise une sélection de croquis éphémères. Au terme de l’exposition, ceux-ci disparaissent sous une couche de peinture ou sont tout bonnement effacés. Restent ses nombreux carnets de dessins.

Dan Perjovschi a notamment représenté la Roumanie à la 48e Biennale de Venise en 1999. Depuis lors, il a réalisé de vastes interventions de par le monde dont dans des institutions de renom telles que le Ludwig Museum à Cologne (2005), le MoMA et la Tate Modern (2006), le Centre Pompidou (2010) ou plus récemment le Magasin des horizons à Grenoble (2015).



A propos de Dan Perjovschi
A la rencontre de l'artiste roumain Dan Perjovschi (Arte)
Lia and Dan Perjovschi (Creative Time)

© Maëlle Cornut / EDHEA

© Maëlle Cornut / EDHEA

© Maëlle Cornut / EDHEA


L'ecav disparaît, vive l'EDHEA

10 janvier 2019

Un nom véhicule sans doute une histoire, mais il doit aussi correspondre à une actualité. Celui de l’École cantonale d’art du Valais disait très insuffisamment ce qu’est cette institution septuagénaire. Pour mieux signifier la dualité de l’établissement: une école d’arts appliqués, fortement spécialisée en graphisme, et une haute école d’art, ce sera l’école de design et haute école d’art du Valais, ou EDHEA, dès ce jeudi 10 janvier.

Autre nouveauté: depuis le 1er janvier, l’EDHEA rejoint la grande famille de la HES·SO Valais- Wallis, déjà riche de quatre membres:
Haute Ecole d’Ingénierie
Haute Ecole de Gestion
Haute Ecole de Santé
Haute Ecole de Travail Social.

Cette intégration à part entière à la HES-SO Valais-Wallis donne véritablement l’opportunité de développer de nouvelles collaborations académiques entre les hautes écoles. Un premier exemple concret, dans le domaine de la recherche, est l’ArtinLab qui vient de voir le jour. Cet incubateur d’idées alimenté par la rencontre entre des scientifiques et des artistes amènera une approche novatrice de différentes problématiques de société.

Quant à l’Institut de recherche de l’EDHEA, riche de plus de vingt ans d’expérience, il rejoint par ailleurs les huit instituts déjà existants au sein de la HES-SO Valais-Wallis.

Les derniers jours de 2018 ont aussi été l’occasion de se projeter vers l’avenir suite à l’annonce faite par le Conseil d’État de la construction d’un nouveau bâtiment pour l’école. Cette future EDHEA verra le jour grâce à la collaboration de la Ville et du Canton. Installée depuis 1997 à Sierre, l’école a en effet très vite été freinée dans son développement par l’étroitesse et l’inadéquation des locaux.
Le Département de l’économie et de la formation du Canton du Valais estime les coûts du projet entre 30 et 35 millions de francs. Selon la Loi sur la localisation des écoles de degré tertiaire et contribution des communes sièges, le Canton pourvoira pour 90 % à son financement et la Ville de Sierre pour 10%. La Ville mettra aussi à disposition un terrain. Le projet doit encore être affiné, son emplacement précis doit être défini ainsi que le calendrier des travaux. Mais l’horizon 2023 demeure le calendrier idéal.
Nous avons également le plaisir d’annoncer la création de deux résidences d’artistes qui s’ajoutent aux possibilités offertes aux étudiant·e·s diplômé·e·s de l’EDHEA. Il s’agit d’une part de deux résidences de trois mois sur le site de La Becque à La Tour-de-Peilz, ainsi que d’une résidence exceptionnelle en territoires aborigènes en Australie. Cette dernière fait suite à un partenariat avec la fondation Opale de Lens.

L’année 2019 est aussi celle des 70 ans de l’école. La dancewalk de Foofwa d’Imobilité en sera un moment particulièrement spectaculaire qui inclura tout le Valais. L’Ultra Valais dancewalk durera 9 jours (28.9-6.10), menant ses participant·e·s du Glacier du Rhône jusqu’au Bouveret.

Mais c’est toute cette année anniversaire qui sera marquée par de nombreux projets, grâce à un réseau de partenaires développé au fil des ans et encore fortement augmenté ces derniers mois. Un réseau qui inscrit l’école dans une région au riche potentiel culturel, mais la projette aussi - et ses élèves et étudiant·e·s avec - dans des perspectives internationales.
Les portes ouvertes du samedi 26 janvier seront une des premières occasions de découvrir l’école sous sa nouvelle identité, élaborée par l’atelier baldinger•vu-huu.

Jean-Paul Felley
Directeur de l’EDHEA

Vous trouverez en annexe différents documents qui vous permettront de faire mieux connaissance avec l’EDHEA et ses ambitions.

Debout de gauche à droite Olivier Salamin, vice-président de Sierre, Maria-Pia Tschopp, présidente de la Fondation Ecav, Pierre Berthod, président de Sierre, Jean-Paul Felley, directeur de l’édhéa, Christophe Darbellay, conseiller d’Etat, chef du Département de l’économie et de la formation, François Seppey, directeur général de la HES·SO Valais-Wallis. Chris Morgan/EDHEA