Situations sensibles

Pour une esthétique de l’ambiance

Equipe de recherche: Robert Ireland (chef de projet), Nicolas Vermot-Petit-Outhenin et Lucie Schaeren (collaborateurs·trices scientifiques et artistiques)

Intervenant·e·s: Florinel Radu, architecte et professeur à la HEIA-FR, responsable de l’Institut TRANSFORM / Anne Faure, architecte de formation, enseignante-chercheure à l’École Nationale d’Architecture de Grenoble, laboratoire MHAevt / Grégoire Chelkoff, architecte, professeur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, directeur du laboratoire CRESSON / Florence Ineichen, historienne d’art active dans le champs des arts scéniques (danse et théâtre) / Catherine Grout, professeure d’esthétique HDR et chercheuse à l’Ecole Nationale Supérieure d’architecture et de paysage de Lille l’ENSAPL 

Partenaires: HES-SO, Haute école d’ingénierie et d’architecture Fribourg, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, Service d’architecture de la Ville de Lausanne, Canton du Valais



Le projet « Situations sensibles » s’intéresse à ces espaces bâtis souvent négligés tant en terme d’usage que de valorisation esthétique. Il s’agira dans un premier temps d’établir sur la base d’un ensemble de critères qualitatifs pertinents une typologie de situations, puis de proposer des interventions éphémères associant art et architecture et adaptées à des lieux « sans qualités ». Par cette démarche, nous entendons déplacer les pratiques de l’artiste et de l’architecte vers un autre terrain que celui de la construction (Kunst am Bau); celui de l’espace urbain comme atmosphère ou ambiance située, de la réhabilitation du résiduel, de l’accidentel, du non-spectaculaire.

Ces lieux seront étudiés en créant des typologies selon des critères tels que leurs particularités contingentes, temporaires, de hasard, leur ambiance, leur appropriation par les usagers, leur potentiel d’atmosphère et l’éventuelle possibilité d’un apport qui en modifie la nature ou l’usage. La qualité de ces situations sera traitée dans la perspective du ressenti de l’usager face à chacun de ces lieux, selon des critères qualitatifs pertinents. Il s’agit de caractériser ces milieux, soit trop chargés soit pas assez, ne captant pas l’attention, monotones ou déséquilibrés. L’enquête qualitative n’est pas rattachée à une seule discipline d’investigation mais en traverse plusieurs, de manière à articuler autant les dimensions physiques, urbanistiques, esthétiques que microsociologiques.

Ce projet entend ouvrir la pratique de l’artiste et de l’architecte à des explorations qui doivent leur permettre d’interroger le site urbain en terme d’atmosphère ou d’ambiance située et de caractériser la présence ou l’absence de « qualité » d’un lieu, préalable nécessaire à toute forme d’intervention.



Objectifs

Par des enquête qualitatives ainsi qu’une analyse de différents „types“ d’espaces contingents, faire le point sur la nature de situations urbaines „secondaires“ afin de dégager leurs particularités.
Proposer des interventions éphémères associant art et architecture afin de dégager le « génie du lieu » propre à ces milieux „sans qualités“.
Promouvoir la réalisation d’autres types d’intervention dans l’espace public et analyser leur impact sur les usagers.



Résultats

1) Exposition et tables rondes organisées au FAR (Forum d’Architecture Romand), Lausanne, du 16 janvier au 2 février 2020
2) Une publication bilingue éditée par Fink, Zurich, en 2020
3) Présentation des résultats de la recherche auprès des institutions partenaires